04.05.2006
Fana d'Isabella
Après la décontraction nantaise, revenons aux choses sérieuses. J’ai du lourd, du costaud. Du qu’on ne voit qu’une ou deux fois par décennie : La chambre d’Isabella.
Isabella, une grand-mère aveugle de 92 ans nous raconte sa vie. Pas de quoi grimper au rideau ? Halte là, camarades ! Le spectacle de Jan Lauwers est un électrochoc, une déflagration sensorielle dont on ne survit qu’avec un seul désir : Play it again, Jan ! D’ailleurs je n’y ai pas coupé. Ca fait quatre fois que je m’y colle.
Car Isabella vous happe, vous hante et vous hypnotise. Elle est flamboyante (immenssissime Viviane de Muynck ), elle est indépendante, elle aime le sexe. Ce qui nous vaut au passage la pelle la plus torride que l’on ait vu en scène depuis belle lurette (et encore, je ne vous dis pas avec qui…)
Jan Lauwers est metteur en scène, chorégraphe et scénographe. D’où l’extraordinaire liberté formelle du spectacle. Danse ? Théâtre ? Concert ? Les trois mon Capitaine. Avec en prime quelques idées de génie comme celle d’incarner la zone érogène de madame par un danseur en jupette ! (juste là, à droite)
Euphorique et KO, on sort de cette chambre en planant. Avec une musique en tête dont il faut plusieurs jours pour se débarrasser. We going on and on… Obsédant jusqu’au vertige.
Vous avez jusqu'à samedi 20h30 au Théâtre de la Ville à Paris.
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01.05.2006
Perm' à Nantes
Le grand raout de la déconne à Montréal a donc pris ses quartiers de printemps à Nantes. Une petite semaine pour une centaine de spectacles. Dubosc, Foresti, le Quatuor, Alévêque, Omar et Fred parmi les poids lourds, une tripotée de "jeunes talents" parmi ceux en devenir.
Me voilà débarquant à la Cité des Congrés pour y présenter une émission quotidienne en direct sur France 4. Juste pour rire ? Sans dec' ?! Problèmes techniques à gogo, bordel ambiant et essuyages de plâtres ont bien failli avoir raison de la notre (de raison). L'affaire fût sauvée par la bonne volonté indéstructible des équipes et la détente des invités. Vautrés dans un immense canapé de velours rouge (merci Eric !), tous y ont testés les positions les plus farfelues. Franck Dubosc s'est recroquevillé sur les genoux de Jacky ( celui de Dorothée, oui je sais ça fait tout drôle...), Gérald Dahan et Didier Gustin m'ont convié à venir sauter dedans avec eux, Sandrine Alexi en Céline Dion nous a chanté Titanic pendant que je mangeais un long fil version Belle et le Clochard avec un magicien au bout (du fil). Quant à Elisabeth Buffet, son entrée fracassante l'a l'aissée les quatre fers en l'air. Paul, cadreur en face d'elle, en est encore tout retourné.
Côté spectacles, pas le temps hélas. Mais les nuits étaient plus drôles que nos jours. Du bar au dance-floor, la vanne fusait et l'on pouvait compter sur les artistes pour quelques performances éthyliques mémorables. Dahan au piano pour 10 chanteurs en 1, Dubosc délirant avec des ballons colorés pour s'en faire une grosse... Le tout avec une jeune bande de magiciens qui trouvaient encore le moyen de faire voler des cigarettes à 4h du matin!
Le veilleur de nuit du Novotel en a vu de belles et le festival semble avoir tenu ses promesses. Celles d'une première édition qui en appelle une seconde...
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