04.08.2006
souvenirs, souvenirs...
Comme le temps passe... Cela fait un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles... Shame on me ! Me voilà donc à genoux, je m'auto-flagelle en place publique et vais tenter de me faire pardonner avec un (long) résumé d'un mois avignonnais...
Soyons clairs... Avignon ? C'est beaucoup de spectacles, de nombreuses fêtes, trop d'alcool et peu de sommeil. Voilà.
Après 3 jours de repos forcé pour se recaler sur le fuseau horaire parisien, voilà les images qui me hantent et dont je vous reparlerai plus longuement dès la reprise des spectacles...
ASOBU de Joseph Nadj
ou comment le spectacle que je présentais sur France 4 en direct de la Cour d'Honneur m'a donné des sueurs froides. Et mouillées.
Le 12 au soir, les cieux n'étaient pas avec nous. Ni avec le spectacle. Retardé puis annulé.
Orage ô désespoir..!
LE BAZAR DU HOMARD de Jan Lauwers
ou comment le succès de La chambre d'Isabella, précédent spectacle de la compagnie, a crée une attente énorme. Trop peut-être...
Mais le plaisir de retrouver ces artistes est intact. Histoire à coucher dehors, narration déjantée, délire physique et musique au poil suffisent à mon bonheur d'un soir...
LORETTA STRONG de Copi par Martial di Fonzo Bo
Bon, ce n'est peut-être pas clair sur la photo mais Loretta, seule dans l'espace alors que la Terre vient d'exploser est en train de se faire féconder par des rats avant de se faire chauffer par la voix d'une certaine Linda au téléphone...
"Linda, faut qu'on s'organise" restera comme l'une des phrases cultes de ce festival 2006...
SANS RETOUR de François Verret
Deux énormes souffleries côtés cour et jardin propulsent un vent à décorner les danseurs en quête de Moby Dick. C'est beau et intrigant. Un vent de liberté décoiffe artistes et spectateurs.

ROUGE DECANTE mis en scène par Guy Cassiers
Un monologue hypnotique.
Deux heures hors du temps.
La voix et la présence de Dirk Roofthooft (plus façile à écrire qu'à prononcer).
Personne ne pouvait en sortir indemne.
CONTIGO chorégraphié par Rui Horta.
Joao Pereira dos Santos fait corps avec son mât chinois comme personne.
Fluide, agile. A vous donner des torticolis.
Beau, élégant. A vous donner des insomnies.
POUR TOUT L'OR DU MONDE de et par Olivier Dubois
Déjà repéré dans l'Histoire des Larmes de Jan Fabre l'année dernière, Olivier Dubois est un danseur inouï.
D'une souplesse à faire pâlir un spaguetti trop cuit.
D'une grâce à faire pâlir tout l'Opéra.
Son Lac des Cygnes est rock'n roll au possible. De la révérence au pastiche, il termine en gogo danseur hot et trash. Et s'offre une "mort finale" à godes et à paillettes. Inoubliable.
Voilà les amis, après 40 spectacles avalés (savourés pour beaucoup, recrachés pour certains), je vais m'inscrire en cure de désintoxication théâtrale. Ce n'est pas gagné.
Car j'ai aussi en mémoire...
L'émotion de Lambeaux d'après le roman de Charles Juliet. 3 ans que je n'avais pas pleuré au théâtre...
Le choc du Tour complet du coeur: Gilles Caillaux se paye tout Shakespeare seul en scène pendant 3h30!
La beauté du jonglage virtuel d'Adrien M dans Convergence 1.0
La voix de Jeanne Rosa qui penche sur La Tour de pise de Diastème
Le charme de Gorky qui jongle en racontant sa vie lors de Balles populaires
Enfin, sachez que les nuits avignonnaises valent leur pesant de mojito. Mais la décence m'interdit de raconter ici ce qui n'est pas racontable... Bonnes vacances !
crédits photos : Christophe Raynaud de Lage
15:55 Publié dans festival | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.07.2006
The Living is not dead
Pour cause de sujets à réaliser pour les 60 ans du festival d'Avignon, voilà des jours que je suis plongée dans les archives de l’INA.
« Démarre par Vilar ! », « Et Gérard Philipe !», « Les cris de 68 : « Vilar, Béjart, Salazar ! », c’est mythique ! », « Putain…9h le Soulier de Satin ! »
OK les gars, je vais trouver. 48 cassettes plus tard, c’est la crise. Une bonne, une vraie, une authentique crise de rire devant les images que je découvre : The Living Theatre.
Evidement, je connais l’histoire :
Julian Beck, metteur en scène option gourou communautaire-je-fume-je-plane-c’est-d’la-bonne-my-friend, corps et cerveau de la compagnie, a fondé le Living en 47.
20 ans plus tard, leurs spectacles défraient la chronique et défrisent la bourgeoise.
Ils sont nus (parfois), crient (souvent), improvisent et invitent les spectateurs à monter sur scène histoire de décloisonner les codes de la représentation. En 1968, c’était tout nouveau, tout beau.
Voila t’y pas donc, que je tombe sur les images de leur spectacle donné en Avignon cette année là.
Description : Julian Beck est tout seul, assis en tailleur au milieu de la scène. Il scande doucement, inlassablement : « awoutez les guerres… awoutez les guerres… awoutez les guerres… », 12 minutes plus tard (montre en main), variante : « stop the war… stop the war… » et quelques bobines plus loin, ça marche : le public reprend le slogan et écho et vient se joindre à lui. A la fin du spectacle : tous s’entassent sur scène, à moitié à poil… C’était le bon temps, ma p'tite dame!
Julian Beck a révolutionné le théâtre et le Living a fait des petits. Ceux qui l’ont vu (vécu ?) ne sont pas prêts de l’oublier (hein, maman ?!) Moi je n’étais pas née mais je l’ai vu plus tard, au cinéma. Car le théâtre et la provoc’ mènent à tout…
D’où ce petit quizz du jour : de quel film est extraite cette photo de notre ami Julian ?
Le plus rapide d’entre vous a le droit d’ouvrir sa fenêtre et crier : THE LIVING IS NOT DEAD !!!
01:20 Publié dans festival | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.06.2006
Sur le pont...
Ca se précise, ça répète et ça peaufine…
Y’a d’l’ Avignon dans l’air…
A Paris la semaine dernière, dîner avec Adrien de Van.
Avec Pauline B. il est l’horloge organisatrice qui indique 5 minutes avant l’aube : de 23h à 5h, on pourra partager les « secrets » d’une trentaine d’auteurs contemporains, chuchotés au creux de l’oreille par autant de comédiens…
Adrien me raconte ses pérégrinations avec le staff du festival pour choisir le lieu idéal à cette déambulation nocturne. Il avait flashé sur un parcours supposé « secret » au cœur du Palais des Papes. Rien de folichon après visite. Les deux compères insistent alors pour investir les Jardins des Doms. Les responsables s’inquiètent… il se passerait des choses étranges dans les jardins d'Avignon la nuit… « Ben justement ! » répondent les deux compères. Ils obtiennent gain de cause. Ce sera la nuit du 16 juillet.
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A Avignon lundi dernier, je bois un coup avec Diastème, Jeanne R. et Damien B.
La fine équipe est déjà sur place pour créer les lumières de La Tour de Pise.
Ils sont détendus et dans les temps pour voir les matchs de foot le soir.
Jeanne vérifie que les affiches sont en place et se demande quand elle retrouvera le sommeil.
Pragmatique, Diastème lui répond le 30 juillet.
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A Orléans jeudi dernier, j’assiste au filage de Asobu, la création de Josef Nadj pour la Cour d’Honneur.
J’y vais pour tourner la bande annonce de la soirée que je présenterai en direct sur France 4 le 12 au soir. Le théâtre est désert, l’ambiance est studieuse.
Emotion de voir l’artiste au travail avec ses danseurs.
Sans lumières, sans costumes et sans musique.
Que de la moelle. Celle que je vois m’ouvre l’appétit…
17:15 Publié dans festival | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.06.2006
Même pas drôle
01:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.06.2006
Chronique d'une mort annoncée
Partant du principe que toutes les bonnes choses ont une fin, la nouvelle est tombée ce matin.
Quelque part entre 10h35 et 10h37.
« Zurban s’arrête et le dernier numéro est... en kiosque depuis hier ! »
Cela faisait 7 ans que j’avais le plaisir d’y écrire tout le bien (ou le mal) que je pensais des films et des spectacles. 7 ans que l’on arpentait les salles plus ou moins obscures à la recherche de la pépite qui nous fait aimer ce métier.
7 ans de réflexion...
Sébastien D. m’a fait découvrir les meilleures tables de la capitale, Antoine B. était pour moi aux fêtes où je n’allais pas, Cécile P. était une chef de rubrique top moumoute (avec Stéphane L. votre rédacteur en chef préféré, lui aussi ancien zurbanien…) et j’ai partagé avec mes petits camarades culturels des réunions pas piquées des hannetons…
« Pu d’sous ! » qui disent.
Nous on avait la foi, l’envie et la passion.
C’est fini.
C’est moche.
19:15 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





















