20.04.2007
trois petits pas et puis s'en vont...
Jean-Pierre Cassel nous a quitté. Discrètement. D’un pas léger comme les passes de claquettes qu’il affectionnait tant. Aveuglés par le glamour des artistes d’un jour, c’est consternant de penser que seule l’absence nous éclairera sur la place singulière et prestigieuse qu’il occupa tant au théâtre qu’au cinéma.
Jean-Pierre Cassel, c’était l’ours face à la poupée BB.
C’était celui qui croise Gene Kelly dans un bar à St Germain.
C’était celui que voulu Melville, Chabrol, Renoir, Bunuel, Lumet, Losey ou Altman.
C’était le fils d’une chanteuse d’opéra.
C’était le père de deux acteurs (Vincent et Cécile) et d’un rappeur (Rockin’Squat du groupe Assassin)
C’était celui qui croisa Vilar.
C’est celui qui nous fera rire en Panoramix dans le prochain Astérix.
C’est celui qui nous fera pleurer dans Le Scaphandre et le papillon, en compétition cette année à Cannes.
C’est celui qui nous fera swinguer dans J’aurai voulu être un danseur.
Jean-Pierre Cassel, c’était l’élégance d’un œil qui frise et d’un sourire en coin.
C’était le charme discret de l’ironie.
C’était la classe.
18:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note











Commentaires
Petit garçon, je l'avais découvert dans Ces Merveilleux Fous Volants Dans Leurs Drôles De Machines. Il étalait humblement une invraisemblable élégance, limpide, sans fausseté, cette grâce que n'auront jamais, malgré tous leurs improbables efforts, les adorateurs de Hédi Slimane. Un sourire éclatant et un peu triste, un regard digne et britannique : c'était un de mes héros. Comparer Delon à Cassel, c'est un peu comme de comparer un para à un ange. Bon voyage, merveilleux Sir Cassel, dans votre drôle de machine.
Écrit par : Devinequi | 20.04.2007
Les commentaires sont fermés.