26.02.2007
Un air de famille
Et dire qu’avec tout ça (je me comprends), je ne vous ai même pas parlé du plus beau spectacle à voir en ce moment à Paris. Shame on me…
L’Oratorio d’Aurélia, au théâtre des Abbesses (18ème).
Cachée dans une commode, une jeune femme s’est retirée du monde. Celui qui s’ouvre à elle disloque le corps et offre une âme aux objets. Les marionnettes manipulent et les rideaux de scène se désirent. C’est le monde à l’envers. De fantasmes en rêveries, Aurélia Thiérrée déploie un univers baroque aux effets visuels saisissants qui n’est pas sans rappeler celui de son frère James ( La Symphonie du hanneton, La Veillée des abysses). Teintées d’humour et de nostalgie, les prouesses échappent à toute logique, si ce n’est celle de l’imaginaire. Car cet Oratorio prouve qu’il n’y a pas plus cohérent qu’un songe.
Ceux qui lisent le programme du Théâtre de la Ville diront que je ne me suis pas foulée. Ils ont raison, mais j’assume ma flemmardise et prône l’inutilité de la paraphrase. Dont acte !
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