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28.10.2006

Preum's masque !

Je ne sais pas si pour vous c’est pareil mais il y a chez moi quelques notes de piano qui ont le bon goût d’une madeleine de Proust…

Le dimanche à 20h sur France Inter, si tôt la météo suave et marine terminée, le générique du Masque et la Plume me transporte aussitôt dans… les embouteillages ! Vous savez, on est en voiture, il pleut et on rentre à paname après avoir passé deux jours au vert. C’est surtout à Versailles que ça coince.

Bref, cela fait belle lurette que j’écoute « le masque », trépignant comme un moustique de ne pouvoir participer aux discussions animées. Et bah voilà, c’est fait. J’ai enregistré mon premier masque hier et j’en suis encore toute remuée. L’enthousiasme m’a même poussée à y faire une demande en mariage…

Ceux qui s’intéressent autant que moi à moi (copyright Pierre D. pour la formule) se brancheront sur Inter le dimanche 5 novembre à 20h. A bon entendeur…

D’ici là, je m’envole à Savannah vérifier que le Jardin du bien et du mal n’est pas qu’un décor de cinéma pour Clint Eastwood… See you !

22.10.2006

The show must go on

Il y a des soirs où c’est pas de bol. Tenez, prenez jeudi dernier par exemple. Le magazine Têtu et Pink TV invitaient leurs lecteurs et téléspectateur(s) à découvrir en avant-première le grand raout musical Cabaret. Relookées en Kit Kat Klub berlinois des années 30, les Folies Bergère rutilent. La déco en jette, les serveurs déconnent et la salle est pleine d’un public heureux de ne pas avoir à débourser 80 euros pour qu’on leur souhaite Willkommen, Bienvenue, Welcome…

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Après le musical des années 60 et le film de Bob Fosse en 72 (avec 8 Oscars à la clé), le cinéaste Sam Mendès a signé une nouvelle version sur scène qui tient l'affiche à Broadway depuis 98. Le succès a déjà fait des petits à Madrid et Amsterdam. Il arrive donc à paname.

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Honteusement privilégiée, je suis placée à l’orchestre, tout devant, à un mètre des girls aguicheuses et des marlous décadents. L’orchestre est bon, le décorum impressionnant et je me réjouis de voir que l’adaptation française n’a pas trop policé les aspérités subversives du livret (sûr que ce n’est pas à la Star Ac’ qu’on verra l’apologie du triolisme et des ambiguïtés sexuelles). Bref, tout roule. Quoi qu’une chose, tout de même, me turlupine…

Le service de presse a beaucoup communiqué sur la personnalité et l’abattage de Claire Perrot à qui Liza Minnelli n’aurait rien à envier dans le rôle légendaire de Sally Bowles (tenu aux USA, entre autres, par Teri Hatcher et Brooke Shields). Là, j’avoue que je reste perplexe… Voix moyenne et jeu théâtral outrancier, je suis loin d’être convaincue.

Ce n’est qu’à l’entracte que je découvre le pot aux roses. Souffrante, Claire Perrot était remplacée par sa doublure qui ne l’a appris qu’à une heure du levée de rideau ! Tout comme le Maître de Cérémonie! Sauf que là, pour le coup, je n’y avais vu que du feu. Deux doublures dans les deux rôles titres, avouez que c’est ballot.

Personne ne l’a annoncé au public. C’est dommage, on en aurait que plus applaudi David Alexis en tenancier subversif et Virginie Perrier qui, une fois le trac passé, a bien mieux assuré la seconde partie. Au pied levé, donc. Au propre comme au figuré.

 

19.10.2006

Envol

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Hier soir, Daniel Emilfork nous a quitté.

Une "tronche", une voix, c'était l'inoubliable "voleur de rêves" dans La Cité des enfants perdus.

On lui en souhaite de beaux, la-haut...

18.10.2006

Du souk dans l'air

Jeudi dernier, belote.

Après Zouc par Zouc par Nathalie Baye à 18h30 (ceux qui ne suivent pas n’ont qu’à lire leur quotidien vénéré, bande de flemmards), direction le Théâtre des Abbesses pour Marcia Hesse. Comme à son habitude, Emmanuel Demarcy Mota signe une mise en scène splendide et offre un écrin classieux au texte nerveux de Fabrice Melquiot.

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Après la disparition d’une des leurs, une famille se réunit pour le réveillon. La vieille râle, les jeunes draguent, les parents trinquent. Le texte est d’une efficacité redoutable, exacerbé par la précision de jeu et l’abattage des comédiens. On rit, on est ému, troublé d’y voir peut-être un reflet éminemment familier.

Vendredi, rebelote.

Après Synopsis et Squash, deux pièces américaines sympathiques bien que la seconde suffisait amplement (deux hommes d’affaires dans des vestiaires. Du cul, de l’adultère… Benjamin Boyer est parfait.), un p’tit resto en route (pas drôle d’avoir du thon blanc et des épinards quand on commande du rouge avec de la ratatouille), me voilà rue de Sèvres. Je ne sais pas si c’est l’effet conjugué du bouche à oreille, des potes, du quartier ou de la lune mais le fait est que voir 1500 personnes patienter 5 minutes avant l’aube pour écouter un « secret » (cf post précédent) était hautement réjouissant… Et le résultat à la hauteur de l’attente.

Samedi, dix de der.

Le WE, c’est relâche (message personnel à qui de droit : si j’ai UN commentaire ici même sur la relâche, je promets une tonte en place publique)

Lundi, c’était reparti mon kiki…

 

12.10.2006

Vendredi 13

Oui, d’accord, une fois par semaine n’est pas exactement ce que j’entendais par écrire plus souvent… Mais j’ai un mot d’excuse : un modem internet qui a fait « pchitt » avec un petit bruit bizarre qui ne me disait rien de bon. Plus bon à rien, donc. 4 jours sans internet, c’est Koh Lanta en moins drôle.

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Bref, me voilà de retour avec le tuyau de la semaine :

demain, la fièvre du vendredi soir montera au 111 rue de Sèvres (Paris, 6ème). Précisement dans l’hôtel particulier Choiseul-Praslin où 36 comédiens vous attendent pour vous délivrer un secret…

Un comédien pour un spectateur.

 

C’est le principe de 5 minutes avant l’aube, imaginé par Pauline Bureau et Adrien de Van. 30 auteurs contemporains (Vincent Ravalec, Nina Bouraoui, Arnaud Cathrine, CharlElie Couture…) ont écrit un « secret » de quelques minutes… Le spectateur lui, tend l’oreille dans l’intimité du face à face, les yeux dans les yeux. Puis déambule à sa guise dans les 1000m2 du bâtiment redécoré pour l’occasion… On peut devenir petite souris. Epier les chuchotements, mater en douce au détour d'un couloir ou d'une porte entrebaillée...

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L’endroit est inouï. Majestueux mais délabré. Classieux mais amoché. Avec l’imaginaire qui galope quand on sait qu’au 18ème siècle, après des années de mariage avec Madame, Monsieur Choiseul-Praslin a dit stop. J’te piffe plus. 27 coups de couteau plus tard, il était peinard…

 

5 minutes avant l’aube fût crée au dernier festival d’Avignon (photos)et Lire en Fête a eu la bonne idée de reprendre le projet pour une soirée unique: demain de 21h à 2h. Avec un bar dans le jardin pour vous remettre de vos émotions secrètes…

Et je ne veux pas en entendre un qui moufte que « le théâtre c’est trop cher… » Parce que ce coup-ci, c’est gratuit !

04.10.2006

Fana de NoNo

Mon ami D. me tirant les oreilles pour que j’écrive plus souvent et S. s’amusant du fin fond de l’Afrique de ma « faculté à me faire des ennemis », j’ai pris les décisions suivantes :

-         écrire plus régulièrement

-         continuer à dire tout le mal que je pense. Et le bien, cela va de soi.

Parce que oui, Messieurs Dames, croyez bien que si je suis la première à pleurer ma mère quand je m’ennuie au théâtre, je suis aussi une pile électrique dès qu’il s’agit de partager le bonheur que l’on peut y trouver.

En l’occurrence celui du Cabaret NoNo qui s’enracine du côté de la Villette jusqu’au 4 novembre.

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Cabaret NoNo, kesako ?

 

Une famille d’hurluberlus déjantés, bric à brac de strass, saucisses, poule et plumes. Chansons, magie et travestis, tous les codes du genre sont là. Mais détournés façon Dada.

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Un vent de folie surréaliste – au premier sens du terme- décoiffe ces zozos "felliniens" qui n’ont peur de rien. Ni déclarer leur flamme à la saucisse, ni haranguer le public avec un zest de provocation salutaire. « Tu comptes te reproduire ? » balance Serge Noyelle, metteur en scène et Monsieur Loyal loufdingue à un spectateur. « J’te préviens… les mômes c’est chiant et ça pue ! »

 

Et au burlesque de certains tableaux succède la beauté d’un strip-tease comme vous n’en avez jamais vu… Les jambes semblent démembrés et la tête est en cage. Sublime…

Pour les oreilles, la musique est live. Dans les assiettes, le dîner réjouit (foie gras en entrée, Charlotte au dessert !)

On dine, on rit, on boit...

Et voilà t-y pas que je repars avec une boule de neige de mon NoNo préféré. Il est Suisse et barbu.

Personne n’est parfait.

 

crédit photos : Emmanuel Valette

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