22.10.2006
The show must go on
Il y a des soirs où c’est pas de bol. Tenez, prenez jeudi dernier par exemple. Le magazine Têtu et Pink TV invitaient leurs lecteurs et téléspectateur(s) à découvrir en avant-première le grand raout musical Cabaret. Relookées en Kit Kat Klub berlinois des années 30, les Folies Bergère rutilent. La déco en jette, les serveurs déconnent et la salle est pleine d’un public heureux de ne pas avoir à débourser 80 euros pour qu’on leur souhaite Willkommen, Bienvenue, Welcome…
Après le musical des années 60 et le film de Bob Fosse en 72 (avec 8 Oscars à la clé), le cinéaste Sam Mendès a signé une nouvelle version sur scène qui tient l'affiche à Broadway depuis 98. Le succès a déjà fait des petits à Madrid et Amsterdam. Il arrive donc à paname.
Honteusement privilégiée, je suis placée à l’orchestre, tout devant, à un mètre des girls aguicheuses et des marlous décadents. L’orchestre est bon, le décorum impressionnant et je me réjouis de voir que l’adaptation française n’a pas trop policé les aspérités subversives du livret (sûr que ce n’est pas à la Star Ac’ qu’on verra l’apologie du triolisme et des ambiguïtés sexuelles). Bref, tout roule. Quoi qu’une chose, tout de même, me turlupine…
Le service de presse a beaucoup communiqué sur la personnalité et l’abattage de Claire Perrot à qui Liza Minnelli n’aurait rien à envier dans le rôle légendaire de Sally Bowles (tenu aux USA, entre autres, par Teri Hatcher et Brooke Shields). Là, j’avoue que je reste perplexe… Voix moyenne et jeu théâtral outrancier, je suis loin d’être convaincue.
Ce n’est qu’à l’entracte que je découvre le pot aux roses. Souffrante, Claire Perrot était remplacée par sa doublure qui ne l’a appris qu’à une heure du levée de rideau ! Tout comme le Maître de Cérémonie! Sauf que là, pour le coup, je n’y avais vu que du feu. Deux doublures dans les deux rôles titres, avouez que c’est ballot.
Personne ne l’a annoncé au public. C’est dommage, on en aurait que plus applaudi David Alexis en tenancier subversif et Virginie Perrier qui, une fois le trac passé, a bien mieux assuré la seconde partie. Au pied levé, donc. Au propre comme au figuré.
15:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













Les commentaires sont fermés.