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18.10.2006

Du souk dans l'air

Jeudi dernier, belote.

Après Zouc par Zouc par Nathalie Baye à 18h30 (ceux qui ne suivent pas n’ont qu’à lire leur quotidien vénéré, bande de flemmards), direction le Théâtre des Abbesses pour Marcia Hesse. Comme à son habitude, Emmanuel Demarcy Mota signe une mise en scène splendide et offre un écrin classieux au texte nerveux de Fabrice Melquiot.

medium_marciahesse.2.jpg

Après la disparition d’une des leurs, une famille se réunit pour le réveillon. La vieille râle, les jeunes draguent, les parents trinquent. Le texte est d’une efficacité redoutable, exacerbé par la précision de jeu et l’abattage des comédiens. On rit, on est ému, troublé d’y voir peut-être un reflet éminemment familier.

Vendredi, rebelote.

Après Synopsis et Squash, deux pièces américaines sympathiques bien que la seconde suffisait amplement (deux hommes d’affaires dans des vestiaires. Du cul, de l’adultère… Benjamin Boyer est parfait.), un p’tit resto en route (pas drôle d’avoir du thon blanc et des épinards quand on commande du rouge avec de la ratatouille), me voilà rue de Sèvres. Je ne sais pas si c’est l’effet conjugué du bouche à oreille, des potes, du quartier ou de la lune mais le fait est que voir 1500 personnes patienter 5 minutes avant l’aube pour écouter un « secret » (cf post précédent) était hautement réjouissant… Et le résultat à la hauteur de l’attente.

Samedi, dix de der.

Le WE, c’est relâche (message personnel à qui de droit : si j’ai UN commentaire ici même sur la relâche, je promets une tonte en place publique)

Lundi, c’était reparti mon kiki…

 

Commentaires

pfff ça passe sa vie au theatre et ça ose prendre un week-end de repos... y a plus de gens motivés pour bosser!!!

Écrit par : lvdd | 18.10.2006

Relâche est un ballet « instantanéiste » en deux actes, un entracte cinématographique (Entr'acte de René Clair) et la Queue du chien (Francis Picabia), chorégraphié par Jean Börlin pour les Ballets suédois, sur une musique d'Érik Satie et des décors de Picabia.

Il a été créé à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées, le 27 novembre 1924.

Folie surréaliste de Picabia, qui avait obtenu carte blanche du directeur Rolf de Maré, Relâche est un « grand spectacle » et une satire des « grands spectacles ». Accumulant situations comiques et bons mots, c'est une clownerie qui parle de vérités profondes. Une femme élégante emporte des tenues de soirée dans une brouette, des spectateurs furieux envahissent la scène et se révèlent être des danseurs, un film est projeté au milieu de la représentation.

Picabia dira : « Relâche, ce n'est pas relâche, mais “relâche” ». Pourtant, ironie du sort, l'état de santé de Börlin oblige la troupe à ajourner la première représentation...

Relâche est probablement le premier spectacle basé sur les improvisations des danseurs, dont il ne subsiste aujourd'hui que le chef-d'œuvre de René Clair.

Écrit par : JLB | 20.10.2006

Les commentaires sont fermés.

 
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