23.09.2006
les feux de l'amour
Oui, je sais. Ça fait longtemps…
Mais je n’ai pas chômé pour autant et vous ramène une tripotée d’actes, une pelleté de répliques et une poignée d’acteurs. Avec un thème étrangement commun. Du couple en veux tu en voilà. Indémodable, universel. L’amour est indécrottable.
L’importance d’être Constant
Ou comment deux garçons menteurs et gentiment mythomanes s’inventent un double pour titiller des jupons en toute impunité…
Lorant Deutsch et Frédéric Dieffenthal d’un côté, Oscar Wilde de l’autre. Devinez de quel côté penche la balance ? L’auteur est si perfide, si brillant et si faussement misogyne qu’il faudrait se lever tôt pour en rater l’adaptation. Celle de Pierre Laville vaut les autres. Ni plus ni moins. A l’arrivée, la soirée est sympathique malgré une première partie laborieuse.
Adultères de Woody Allen
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Ou comment notre névrosé new-yorkais préféré balance sur les planches autant que dans ses films…
Les 3 pièces en un acte de funky Woody sont inégales mais on se délecte des insultes qui tuent (avec une petite préférence perso pour « crypto-pute !!! ») et l’on savoure la performance de Xavier Gallais tout aussi génial en schizophrène, écrivain dépressif ou beauf ringard.
Bérénice
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Ou comment même les rois peuvent souffrir. L’amour ou la raison d’Etat, il faut choisir…
Ah… Titus et Bérénice ! Superbe esthétiquement, je ne comprends toujours pas d’où vient le malaise… Peut-être de la désagréable impression que les trois protagonistes ne jouent pas sur le même registre. Donc pas tout à fait la même pièce. C’est embêtant. Alors c’est beau mais c’est chiant.
Les grandes occasions
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Ou comment un couple divorcé n’en finit pas de se séparer…
Clémentine Célarié bouffe la scène. Elle est drôle, vive, émouvante. Et dégaine les trois quarts des bonnes répliques. C’était qui déjà le mec en face d’elle ?
Bref, tout ça est gentillet mais pas vraiment bandant.
Non, pour vraiment s’envoyer en l’air, c’est à la pelouse de Reuilly que ça se passe.
Les Arts Sauts nous font décoller avec un ballet aérien stupéfiant de beauté: Ola Kala.
Alanguis dans des transats, on lève la tête et on découvre une vingtaine de trapézistes pour qui la pesanteur ressemble à de la gnognotte. Ca virevolte et tourbillonne à qui mieux mieux grâce à une immense structure en croix qui leur permet de varier les trajectoires, parfois même en plein vol. La compagnie a décidé de s’auto-dissoudre après cette tournée.
On vous aura prévenus !
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Commentaires
Entre Woody Allen et Oscar Wilde mon coeur balance, si j'avais 1 seule piece à voir tu me conseillerais laquelle?
Écrit par : lvdd | 24.09.2006
Bonjour "lvdd" !
Sans hésiter : Woody Allen. Et plus précisement la représentation de 21h (d'une part, il y a 2 pièces pour le prix d'une et la première, franchement très drôle, est la meilleure des trois.) Et pour parfaire le tout, je vous conseille le traditionnel couscous du Bar de l'Atelier (juste en face du théâtre). C'est le bon repère du coin. Vous y croiserez sans doute les comédiens après le spectacle... Bonne soirée !
Écrit par : charlotte | 25.09.2006
merci bien pour le conseil, on va faire comme ça
Écrit par : lvdd | 25.09.2006
Bonjour Charlotte,
Il n'est pas facile de découvrir des regards critiques à Paris. Aussi, j'espère aller voir un jour Xavier Gallais dans le woody Allen, j'adore cet acteur. A propos d'acteurs et d'auteurs, je voudrais de ce pas ou plutôt de cette frappe sur le clavier, vous convier à venir voir un spectacle loin des grand théâtres parisiens. Il existe l'ALAMBIC Studio theatre, petite salle que certains appellent obscure, où sont cultivées des pièces toutes neuves, contemporaines en sommes. Je vous le donne en mille, nous y jouons notre création tous les samedis soirs : "La Saison des Mortes Eaux" de Catherine Garbuglia. "Dans un asile psy, il y a 3 cabossés par la vie qui se demandent s'ils vont s'échapper, suite à la mort de leur gardien ( vous verrez le mort c'est sûr qu'il assume son rôle à 100%)."
C'est une oeuvre digne d'un Beckett, amplie des tourments et des faillles humaines qui habitent notre époque et portée par 3 personnages marqués par la vie, l'amour et la mort. Entre émotion, poésie et humour noir, venez vous balader avec nous, le temps d'une nuit, dans la folie....
TOUS LES SAMEDIS SOIRS 21 h 30 à l'ALAMBIC STUDIO THEATRE du 30 Septembre 2006 au 18 Novembre 2006. réservation 01 42 23 07 66
N'hésitez pas à m'écrire pour que je vous réserve une place ou vous envoie l'invitation
Au plaisir de vous rencontrer et de vous faire voyager ...
Stéphane FERRANDEZ de la Cie BALABOLKA
Écrit par : stéphane | 27.09.2006
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