01.07.2006
The Living is not dead
Pour cause de sujets à réaliser pour les 60 ans du festival d'Avignon, voilà des jours que je suis plongée dans les archives de l’INA.
« Démarre par Vilar ! », « Et Gérard Philipe !», « Les cris de 68 : « Vilar, Béjart, Salazar ! », c’est mythique ! », « Putain…9h le Soulier de Satin ! »
OK les gars, je vais trouver. 48 cassettes plus tard, c’est la crise. Une bonne, une vraie, une authentique crise de rire devant les images que je découvre : The Living Theatre.
Evidement, je connais l’histoire :
Julian Beck, metteur en scène option gourou communautaire-je-fume-je-plane-c’est-d’la-bonne-my-friend, corps et cerveau de la compagnie, a fondé le Living en 47.
20 ans plus tard, leurs spectacles défraient la chronique et défrisent la bourgeoise.
Ils sont nus (parfois), crient (souvent), improvisent et invitent les spectateurs à monter sur scène histoire de décloisonner les codes de la représentation. En 1968, c’était tout nouveau, tout beau.
Voila t’y pas donc, que je tombe sur les images de leur spectacle donné en Avignon cette année là.
Description : Julian Beck est tout seul, assis en tailleur au milieu de la scène. Il scande doucement, inlassablement : « awoutez les guerres… awoutez les guerres… awoutez les guerres… », 12 minutes plus tard (montre en main), variante : « stop the war… stop the war… » et quelques bobines plus loin, ça marche : le public reprend le slogan et écho et vient se joindre à lui. A la fin du spectacle : tous s’entassent sur scène, à moitié à poil… C’était le bon temps, ma p'tite dame!
Julian Beck a révolutionné le théâtre et le Living a fait des petits. Ceux qui l’ont vu (vécu ?) ne sont pas prêts de l’oublier (hein, maman ?!) Moi je n’étais pas née mais je l’ai vu plus tard, au cinéma. Car le théâtre et la provoc’ mènent à tout…
D’où ce petit quizz du jour : de quel film est extraite cette photo de notre ami Julian ?
Le plus rapide d’entre vous a le droit d’ouvrir sa fenêtre et crier : THE LIVING IS NOT DEAD !!!
01:20 Publié dans festival | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note













Commentaires
c'est facile, c'est poltergeist 2, non? Bon je veux bien gueuler si c'est la bonne réponse mais je vais attendre 3h du matin histoire de bien embêter les voisins quand même!!
Écrit par : erwan | 01.07.2006
Well done Mister E. !! Alors de deux choses l'une :
- soit vous hurlez la Marseilleise
- soit vous improvisez un refrain sur le Living !
l'un dans l'autre, ce soir, c'est vous la star de l'immeuble ! Bonne soirée..!
Écrit par : lotte | 01.07.2006
Sniff merci, trop d'emotion de gagner pour une fois... je vais opter pour l'impro sur le living, histoire de faire différent, vu le nombre de MarseillAise (avec un A et non un E !!! ) qu'on entend en ce moment. mais bon, pourvu que ça dure
Écrit par : erwan | 04.07.2006
Les plus beaux yeux du P.A.F...:) Dans Beckett y a Beck et dans ressentiment y a sentiment,
je sais c'est fastoche, après 15 jours en Crète, je suis under the sky. Biz
Écrit par : JL | 04.07.2006
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