14.05.2006
Fanny Ardant et moi
Anniversaire de Damien T. hier soir. Beaucoup d’amis, beaucoup de champagne et la perspective d’Avignon qui nous réjouit. Rémi F. me donne le programme, tout beau tout chaud. J’arrive à le lire, dites donc !
Ceux qui parmi vous ont vu les éditions précédentes comprendront ma stupéfaction. La mode du « plus c’est riquiqui, plus c’est hype » a fait des ravages et les presbytes avaient de quoi attaquer en justice ! Bonne nouvelle donc : le programme 2006 est lisible. Et fait envie.
Sur ce, je file rejoindre mes petits camarades de Pink TV pour une grande soirée dans un club parisien. Plaisir de revoir la joyeuse bande. J’y travaillais l’année dernière pour la rubrique Théâtre dans Le Set.
C'est rigolo: ils sont tous à l'acceuil ! Eric et Florence en physios, Laurence et Benjamin au vestiaire, Laurent et Mathieu au bar, Marie et Christophe à l'entrée du carré VIP. Et Madame H est dame pipi. Ont-ils tirés à la courte paille leur poste d'un soir ?!
Ceux qui y sont encore et ceux qui n’y sont plus se remémorent quelques souvenirs (impérissables autant qu’inracontables).
On dirait une réunion d’anciens combattants, les médailles en moins mais le strass en plus.
Ce matin, certains devaient dormir, rêver, courir ou cuver.
Moi, j’avais RV avec Fanny Ardant. So chic, isn’t it ?! Elle sera bientôt seule en scène au Théâtre de la Madeleine pour La Maladie de la mort de Marguerite Duras, mise en scène par Bérangère Bonvoisin.
Chez Duras, La Maladie de la mort est l’incapacité (ou le refus) à aimer. Le texte est inouï et, bien que le narrateur prévu soit un homme, je me réjouis d’imaginer ces mots glissant dans le phrasé si singulier d’Ardant.
Je la retrouve dans une brasserie parisienne. Elle est déjà là. Discrète. Simple et souriante. Pensive et spirituelle. De Duras, on glisse à Vincent Gallo et Richard III. Elle aime les anarchistes, les libertaires et les révolutionnaires…
Son regard me fascine et sa voix me bouleverse.
J’ai dormi 4h. Je n’ai pas envie de me réveiller.
19:20 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note













Commentaires
Ah fanny!! Belle et mysterieuse, elle a un charme obscur qui en fait craquer plus d'un (à commencer par moi). Et puis on lui pardonnera "le libertin", ça peut arriver à tout le monde de faire un mauvais film.
C'est bien simple si les actrices françaises devaient se resumer en 2 noms, ce serait Fanny Ardant et Beatrice Dalle.
Écrit par : Erwan | 15.05.2006
Qui a dit : "Quand je me réveille c'est malgré moi"
Écrit par : JL | 15.05.2006
merci pour vos messages !
Erwan, vous avez raison, Le Libertin était dur à avaler..!
JL, la réponse est la même que celui qui a écrit "le jour se lève, ça vous apprendra". Certainement la phrase la plus juste pour ce dimanche matin improbable..!
Écrit par : lotte | 15.05.2006
Les commentaires sont fermés.