05.05.2006
Petit Vania et grande Pina
Hier, aller-retour à Chalon pour un avant goût de la programmation Chalon dans la rue qui fêtera cette année ses 20 printemps (ou étés).
Dans un lycée agricole, avec un pré à perte de vue et des vaches à perpette, le Théâtre de l'Unité joue Oncle Vania. Version plein air, tracteurs et bottes de foin. Une « sortie de chantier » présentée aux élèves et à une poignée de journalistes parisiens venus voir si l’herbe était toujours verte.
C’est beau.
Mais bien trop long et approximatif (le work in progress va progresser) pour oublier les 12 trains qui passaient à la minute et le douloureux constat qu’être assis 2h30 sur l’herbe pique les fesses.
Après le spectacle et la traditionnelle soupe offerte par la compagnie, en route vers l’Abattoir (le lieu de résidence dédié à la rue).
Jacques Livchine me fait part de sa désolation face à la frilosité des programmateurs de théâtres, trop peureux de se faire virer par les municipalités. Et me demande si je sais reconnaître une voiture de gauche d’une voiture de droite. Vu le joli bordel ambiant, je ne doute pas de ses convictions.
A l’arrivée, il ouvre le coffre et fait descendre Pina, grosse et magnifique chienne noire. La grande dame de Wuppertal sait-elle qu’une compagnie de rue, intègre, sociale et militante doit la siffler tous les jours en lui criant « aux pieds ! » ?
17:55 Publié dans arts de la rue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note












Commentaires
J'aime beaucoup le dernier paragraphe, "aux pieds Pina" warf, warf, warf ! Bravo pour ton blog plein d'humeur, d'humour et d'esprit !
Écrit par : stéph | 07.05.2006
J'avoue que découvrir que cette grosse chienne s'appelle Pina était la chose la plus drôle de la soirée ! Merci pour ton message. J'essayerai de garder mes humeurs, bonnes ou mauvaises, c'est promis !
Écrit par : lotte | 08.05.2006
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